Sur les réseaux sociaux, dans les résultats de recherche et jusque dans certaines publicités, une nouvelle génération de services promet désormais de simplifier radicalement la recherche généalogique. Leur argument est séduisant : quelques noms, quelques dates, parfois un document ou un récit familial, et l'intelligence artificielle se chargerait de retrouver les ancêtres, d'explorer les archives et, dans certains cas, de construire automatiquement l'arbre généalogique.
Le phénomène est suffisamment récent pour qu'il soit encore difficile de distinguer les véritables innovations des simples effets d'annonce.
À côté des grandes plateformes historiques de généalogie, un écosystème beaucoup plus diffus est en train d'apparaître : petites sociétés technologiques, jeunes services en ligne, applications développées par quelques personnes, assistants utilisant des modèles d'intelligence artificielle ou plateformes promettant une recherche généalogique presque entièrement automatisée.
Certaines propositions sont intéressantes. D'autres demandent beaucoup plus de prudence.
Car derrière l'expression très attractive de « généalogie par intelligence artificielle », on trouve en réalité des services extrêmement différents.
Certains utilisent l'IA pour transcrire un acte ancien, traduire un document, organiser les informations déjà recueillies ou suggérer des recherches complémentaires. D'autres vont beaucoup plus loin et affirment pouvoir retrouver les ancêtres, établir des relations familiales ou construire automatiquement plusieurs générations.
C'est précisément à ce moment qu'une question essentielle apparaît :
Une intelligence artificielle peut-elle réellement établir une généalogie fiable, ou risque-t-elle de transformer de simples rapprochements en filiations qui n'ont jamais été démontrées ?
La Fédération Française de Généalogie a voulu examiner ce nouveau marché.
L'objectif de cette enquête n'est ni de condamner l'utilisation de l'intelligence artificielle en généalogie, ni d'en faire la promotion. Il est de comprendre ce que proposent réellement ces nouveaux services, comment ils fonctionnent, ce qu'ils coûtent, quelles données ils utilisent et surtout dans quelle mesure leurs résultats peuvent être vérifiés.
Un nouveau marché de la « généalogie automatique »
Pendant longtemps, l'informatique généalogique s'est principalement développée autour de trois grandes fonctions : enregistrer un arbre, rechercher dans des bases documentaires et consulter des archives numérisées.
L'intelligence artificielle modifie progressivement cette organisation. Les nouveaux services cherchent désormais à automatiser une partie du raisonnement du généalogiste lui-même.
L'utilisateur peut demander à un système de :
- reconnaître automatiquement les personnes mentionnées dans un document ;
- transcrire une écriture manuscrite ;
- identifier des dates, lieux et liens familiaux ;
- rechercher des documents susceptibles de concerner une personne ;
- comparer plusieurs individus portant des noms proches ;
- proposer une filiation ;
- compléter un arbre ;
- voire rechercher plusieurs générations de manière semi-automatique.
Cette évolution peut représenter un gain de temps considérable.
Elle entraîne également un changement fondamental : la machine ne se contente plus de présenter une archive. Elle commence à interpréter les documents et à proposer des relations entre les personnes.
Or, en généalogie, une relation plausible n'est pas nécessairement une relation démontrée.
Deux personnes peuvent porter le même nom, être nées dans la même région à quelques années d'intervalle et pourtant appartenir à deux familles différentes.
C'est l'un des principaux risques de la généalogie automatisée : produire une histoire parfaitement cohérente à partir d'informations qui ne concernent pas nécessairement la même personne.
Tous les services utilisant l'IA ne font pas la même chose
L'une des premières conclusions de cette enquête est qu'il serait trompeur de regrouper tous ces outils sous une seule appellation de « généalogie par IA ». Nous avons identifié quatre grandes catégories.
2.1 Les assistants du généalogiste
Ils aident à organiser les recherches, analyser les informations connues, transcrire des documents ou identifier de nouvelles pistes. L'intelligence artificielle reste alors un outil mis à disposition du généalogiste.
Goldie May appartient principalement à cette famille. Son assistant peut analyser les informations d'un ancêtre, rechercher des documents, évaluer des résultats, transcrire et préparer des citations.
2.2 Les outils d'analyse documentaire
Ils transforment des documents historiques en données structurées : transcription, traduction, noms, dates, lieux ou liens familiaux.
KleioBase appartient largement à cette catégorie. Son arbre repose notamment sur les informations confirmées par l'utilisateur et les relations ajoutées manuellement.
2.3 Les services proposant des rapprochements
Ils comparent les personnes, documents et informations disponibles et suggèrent de possibles relations familiales.
AncestorIQ affirme rechercher des documents puis présenter chaque information avec sa source, l'utilisateur devant approuver ou rejeter les propositions. Le service indique également conserver visibles les sources contradictoires.
Provara adopte une philosophie similaire : les faits documentés sont distingués des pistes non démontrées et l'utilisateur doit pouvoir examiner les propositions avant leur intégration dans l'arbre.
2.4 Les services promettant presque « l'arbre automatique »
Enfin apparaissent des plateformes dont la communication laisse entendre qu'après quelques informations de départ, l'intelligence artificielle pourra rechercher les ancêtres et construire une part importante de l'arbre.
C'est notamment le positionnement de Vestigee et d'AIGénéalogie.fr.
Vestigee affirme rechercher dans plus de 40 milliards de documents et utiliser l'IA afin de relier des membres d'une famille à travers les générations. AIGénéalogie.fr annonce de son côté un « arbre généalogique automatique », la recherche multi-bases et un système capable de détecter fratries, mariages et filiations.
C'est cette catégorie qui mérite la plus grande vigilance.
La vraie question : où se trouve la preuve ?
Une intelligence artificielle peut raisonnablement proposer une piste. Elle ne devrait pas automatiquement transformer cette hypothèse en certitude.
« J'ai trouvé un acte qui pourrait concerner votre arrière-grand-père. »
« Voici votre arrière-grand-père. »
Entre les deux se trouve tout le travail de vérification généalogique. Il faut comparer :
- lieu
- date
- âge
- parents
- conjoint
- profession
- domicile
- témoins
- autres actes concernant la personne
Un système capable d'interroger plusieurs milliards d'informations pourra retrouver beaucoup de candidats. Cela ne signifie pas qu'il saura nécessairement identifier le bon.
La question centrale de notre enquête est donc extrêmement simple :
Peut-on consulter le document qui justifie réellement la filiation proposée ?
Comment avons-nous évalué ces nouveaux services ?
Pour éviter un simple jugement d'impression, nous appliquons une même grille de contrôle aux différents acteurs. Nous examinons notamment :
- l'identité de la société ;
- ses mentions légales ;
- les conditions générales ;
- la politique de confidentialité ;
- le tarif réellement payé ;
- l'existence d'un renouvellement automatique ;
- la facilité d'annulation ;
- l'utilisation de prestataires d'intelligence artificielle ;
- l'import et l'export GEDCOM ;
- l'accès aux documents originaux ;
- la gestion de l'incertitude ;
- les affirmations techniques ;
- les retours d'utilisateurs ;
- la cohérence entre la promesse publicitaire et le service réellement proposé.
Il s'agit d'abord d'un audit documentaire. Lorsque les conditions techniques le permettront, il devra être complété par des essais généalogiques contrôlés.
Vestigee : une promesse puissante qui demande de la vigilance
Vestigee se présente comme une plateforme de généalogie utilisant l'intelligence artificielle pour analyser des documents historiques, retrouver des ancêtres et relier des personnes entre elles.
Le site annonce plus de 40 milliards de documents comprenant notamment état civil, recensements, archives militaires, immigration et journaux historiques.
La promesse est donc considérable : le service ne se contente pas d'aider à rechercher, il affirme pouvoir contribuer à « vérifier les relations ». C'est précisément ce qui devra être testé.
Pourquoi ?
- technologie et base documentaire annoncées très ambitieuses ;
- nécessité de vérifier la qualité réelle des filiations proposées ;
- modèle d'abonnement à examiner attentivement avant paiement ;
- acteur particulièrement récent.
AIGénéalogie.fr : un discours rassurant, mais plusieurs anomalies
AIGénéalogie.fr est particulièrement intéressant car il s'agit d'un acteur français. Le site affirme proposer :
- analyse d'actes anciens
- reconnaissance d'écriture manuscrite
- recherche dans plusieurs types d'archives
- détection des liens familiaux
- construction automatique de l'arbre
Il annonce également un modèle entraîné sur plus de 10 millions d'actes manuscrits et une précision de 98 %.
À ce stade, nous n'avons trouvé aucune étude technique indépendante permettant de confirmer ces deux chiffres. Ils doivent donc être considérés comme des performances revendiquées par l'éditeur, et non comme des performances indépendamment établies.
L'examen des documents juridiques et éditoriaux disponibles a par ailleurs fait apparaître plusieurs incohérences qui nécessitent une investigation supplémentaire.
Pour un service susceptible de recevoir un arbre généalogique, des documents familiaux et potentiellement des informations concernant des personnes vivantes, ces incohérences doivent être prises au sérieux.
Points intéressants
- entreprise française identifiable ;
- volonté affichée de conserver les sources ;
- validation annoncée par l'utilisateur ;
- consultation annoncée des documents originaux.
Points à éclaircir
- performances techniques non confirmées indépendamment ;
- cohérence de la documentation juridique ;
- qualité du contrôle éditorial ;
- performances réelles lors d'une recherche généalogique.
KleioBase : une approche nettement plus prudente
KleioBase représente une philosophie assez différente. Le service aide notamment à extraire des informations de documents puis à les transformer en éléments généalogiques structurés.
Son arbre est construit à partir des enregistrements confirmés par l'utilisateur et des liens ajoutés manuellement. C'est une différence importante.
L'outil ne part pas du principe que tout résultat de l'intelligence artificielle devient automatiquement un fait généalogique.
Ce feu vert porte ici sur la méthode et la transparence observées, pas encore sur une mesure indépendante de ses performances.
Points positifs
- validation humaine ;
- prise en compte explicite de l'incertitude ;
- export des données ;
- logique compatible avec une recherche fondée sur les preuves.
À vérifier
- performances de transcription ;
- taux de mauvais rapprochements ;
- comportement sur des documents français complexes.
Les autres acteurs que nous surveillons
Notre cartographie ne s'arrête pas à ces trois plateformes. Plusieurs nouveaux services méritent d'être suivis.
AncestorIQ
À confirmerLa proposition est particulièrement intéressante : recherche documentaire, sources associées à chaque fait, validation par l'utilisateur et maintien visible des contradictions.
La philosophie paraît bonne, mais le service est encore suffisamment récent pour éviter un jugement définitif.
Goldie May
Approche intéressanteSa logique est celle d'un assistant de recherche davantage que celle d'un constructeur automatique d'ancêtres. Il peut notamment rechercher des documents, évaluer les résultats et assister la transcription.
Le risque de confusion entre « résultat IA » et « ancêtre établi » semble structurellement plus faible.
Provara
IntéressantLe service met fortement l'accent sur les sources, distingue les pistes des faits établis et permet l'import/export GEDCOM. Il indique également fonctionner avec des données ouvertes, des partenariats et des API sous licence.
Intéressant, mais à évaluer pour un public français.
GeneaGraph
Trop récentLe projet annonce des agents autonomes capables de rechercher, corroborer et développer un arbre avec des preuves, mais se présente encore comme un service en accès anticipé en 2026.
Trop récent pour conclure.
Airluum
À testerSon assistante IA « Dani » construit l'arbre à partir des informations fournies par la famille et transforme également les souvenirs en récits. Le service affirme que l'arbre reste privé par défaut et que les données peuvent être exportées.
Son positionnement semble davantage orienté transmission familiale et mémoire que recherche archivistique pure.
KORA
Prometteur, à testerL'application permet de conserver un arbre localement, d'effectuer des recherches dans plus de vingt sources et d'utiliser l'IA pour transformer des informations dictées en personnes et relations à vérifier. Elle prend également en charge l'import et l'export GEDCOM.
KinWeave
À évaluerLe service permet d'importer un GEDCOM et d'interroger ensuite son propre arbre grâce à un « historien IA ». La formule gratuite accepte jusqu'à 500 personnes et le service affiche également une offre Heritage à paiement unique.
Bríogh, Siorai Labs
À suivreLa société britannique Siorai Labs développe un système capable d'extraire automatiquement personnes, dates, lieux et relations d'un récit familial, puis de produire un arbre et un fichier GEDCOM.
Il s'agit davantage d'un outil de transformation et de transmission de l'histoire familiale que d'un moteur autonome de recherche d'ancêtres.
Notre tableau de synthèse
Avant de parcourir le tableau, voici comment lire les pastilles attribuées à chaque service.
Méthodologie relativement transparente, contrôle humain et fonctionnement compatible avec une recherche documentée.
Service potentiellement intéressant mais plusieurs éléments nécessitent une attention particulière avant de lui confier des données ou de payer.
Problèmes suffisamment importants et documentés pour que nous déconseillions son utilisation. À ce stade de notre enquête, nous n'attribuons encore cette qualification à aucun service sans disposer d'éléments suffisamment solides.
Service trop récent, insuffisamment testé ou pour lequel nous ne disposons pas encore d'assez d'éléments pour établir un avis définitif.
| Service | Fonction dominante | Notre principal point de vigilance | Avis provisoire |
|---|---|---|---|
| KleioBase | analyse documentaire et arbre contrôlé | performances réelles sur les archives françaises | Approche rassurante |
| Goldie May | assistant de recherche | efficacité selon les fonds consultés | Approche intéressante |
| Vestigee | recherche et rapprochements automatisés | preuve des filiations et modèle commercial | Prudence renforcée |
| AIGénéalogie.fr | recherche et arbre automatisé | affirmations techniques et incohérences relevées | Prudence renforcée |
| Provara | recherches et hypothèses sourcées | utilisation et protection des données en Europe | Prudence |
| AncestorIQ | recherche et arbre conversationnel | jeunesse et maturité du service | À confirmer |
| GeneaGraph | agents autonomes de recherche | projet encore émergent | À confirmer |
| Airluum | arbre et mémoire familiale | capacités réelles de recherche archivistique | À confirmer |
| KORA | arbre, archives et saisie IA | efficacité des rapprochements automatiques | À confirmer |
| KinWeave | exploitation IA d'un arbre existant | portée réelle de l'IA | À confirmer |
| Bríogh | récits familiaux transformés en arbre | outil de mémoire plus que moteur de recherche | À confirmer |
Ce tableau n'est pas destiné à rester figé. Le marché évolue rapidement et plusieurs de ces entreprises n'existaient pas encore il y a peu.
La FFG pourra donc être amenée à réévaluer certains services lorsque leurs produits, leurs tarifs ou leurs pratiques évolueront.
Alors, peut-on laisser une intelligence artificielle construire son arbre ?
Après avoir examiné ces premiers services, notre réponse est claire :
Pas seule.
Cela ne signifie absolument pas que ces nouveaux outils soient inutiles. L'intelligence artificielle peut déjà être extrêmement performante pour :
- transcrire un document
- traduire
- extraire des informations
- rapprocher plusieurs données
- rechercher des pistes
- repérer une incohérence
- suggérer une archive à consulter
- organiser plusieurs hypothèses
Elle peut donc faire gagner énormément de temps au généalogiste. En revanche, elle ne devrait jamais transformer seule une probabilité en filiation certaine.
C'est probablement la principale conclusion de cette enquête :
L'intelligence artificielle peut accélérer considérablement une recherche généalogique. Elle ne dispense pas de la démontrer.
Avant de payer : les 7 vérifications de la FFG
Sept réflexes simples, à passer en revue avant de confier votre arbre ou votre carte bancaire à un nouveau service.
1Identifiez l'entreprise
Recherchez une société, une adresse, des mentions légales et un interlocuteur identifiable.
Un beau site et une publicité sur un réseau social ne suffisent pas.
2Regardez ce qui sera réellement prélevé
Un tarif de quelques euros peut correspondre à une période d'essai. La bonne question n'est pas seulement :
« Combien cela coûte aujourd'hui ? »
mais :
« Combien serai-je prélevé la semaine prochaine ou le mois prochain ? »
3Exigez la source
Si un service vous présente une nouvelle personne comme votre ancêtre, recherchez le document qui permet d'établir cette relation.
Un nom correspondant n'est pas une preuve de filiation.
4Vérifiez que l'IA sait exprimer le doute
Les mentions suivantes sont plutôt rassurantes :
- correspondance possible ;
- hypothèse ;
- à vérifier ;
- niveau de confiance.
Un système qui affirme toujours avoir trouvé « votre ancêtre » l'est beaucoup moins.
5Vérifiez que vous pourrez récupérer votre travail
Un arbre représentant plusieurs mois ou plusieurs années de recherche ne devrait jamais être prisonnier d'un service.
La possibilité d'exporter un fichier GEDCOM constitue un critère particulièrement important.
6Regardez ce que deviennent vos données familiales
Un arbre peut contenir des informations sur des centaines de personnes, dont certaines sont encore vivantes. Il faut donc savoir :
- où les données sont hébergées ;
- quels prestataires peuvent y accéder ;
- si elles sont envoyées à une IA externe ;
- combien de temps elles sont conservées ;
- comment elles peuvent être supprimées.
7Méfiez-vous des chiffres spectaculaires
« 98 % de précision », « plusieurs milliards de documents », « arbre automatique », « relations vérifiées par intelligence artificielle »... Ces affirmations peuvent être exactes. Mais elles doivent pouvoir être expliquées.
98 % de précision sur quoi ?
- Reconnaître les lettres d'un acte ?
- Extraire correctement un nom ?
- Identifier la bonne personne parmi plusieurs homonymes ?
- Établir correctement une filiation ?
Ces performances n'ont absolument pas la même signification.
Conclusion : l'IA change les outils, pas les règles de la preuve
Une nouvelle génération de services généalogiques est incontestablement en train d'apparaître. Certains pourraient devenir d'excellents compagnons du généalogiste.
D'autres utilisent surtout l'attrait actuel pour l'intelligence artificielle pour présenter comme simples des recherches qui restent, par nature, complexes. Et entre les deux se trouvent de très jeunes entreprises dont il est encore impossible de connaître la fiabilité à long terme.
La véritable nouveauté n'est peut-être pas qu'une intelligence artificielle puisse rechercher dans des millions ou des milliards de documents. Les moteurs de recherche généalogiques savent déjà depuis longtemps retrouver énormément d'informations.
La nouveauté est que la machine commence maintenant à interpréter ces informations et à proposer elle-même des liens familiaux.
C'est précisément à cet endroit que la vigilance du généalogiste devient indispensable.
- Un document peut être authentique.
- Un nom peut correspondre.
- Une date peut sembler cohérente.
- Un lieu peut être proche.
Cet article recommande donc de considérer ces nouvelles intelligences artificielles avant tout comme des assistants de recherche, et non comme des producteurs automatiques de vérités généalogiques.
Elles peuvent chercher plus vite que nous.
Elles peuvent lire plus de documents.
Elles peuvent rapprocher des milliers d'informations.
Mais elles doivent encore nous permettre de répondre à la question essentielle :
« Quelle preuve permet d'établir cette filiation ? »
Car quelle que soit la technologie employée, une règle fondamentale de la généalogie ne change pas :
Un ancêtre ne se devine pas.
Il se documente.




